1 décembre 2006 Dessine moi une voiture

Alors ça, je sais faire !

Cela n’aura échappé à personne, le Mondial 2006 a ouvert ses portes. Moi, je préfère le Salon de l’Auto !

Peu importe, à chaque fois c’est la même chose, j’ai un petit pincement à l’estomac. Surtout quand j’y vais et que je suis plongé au milieu de tous ces beaux châssis — sauf quand ils sont couverts de nanas alanguies.

Rien à voir avec le côté macho-auto et tout le racolage sexo-auto-mec. Je n’ai pas de voiture, je n’ai même pas de permis !

Je n’aime pas les voitures pour leur moteur (sauf un V12 Ferrari, bien entendu), ou pour leur cylindrée, leurs chevaux (même s’ils sont à vapeur), ni pour le km arrêté, ni pour leurs lignes viriles ou, au contraire, féminines. J’ai d’ailleurs toujours trouvé ce dernier concept parfaitement ridicule.

J’aime les voitures pour leur plastique, leurs volumes, leurs courbes gracieuses ou abruptes. J’aime regarder une voiture comme certains regardent un bronze de Rodin. Oui ! J’ose la comparaison.

Les voitures et moi, c’est une très longue histoire. Le dessin des voitures, en fait.

Après architecte, ça a été ma deuxième vocation. Je dessinais, dessinais, j’avais tellement envie d’être designer auto. Oui, mais voilà, je ne le fus pas. Pourquoi ? Pas à cause de parents autoritaires et tout et tout. Par manque d’école au moment voulu. Par paresse, certainement.

Conclusion, j’ai fait des études scientifiques jusqu’à bac + 7. Je n’étais donc pas si paresseux. Mais tout mon temps libre, et même un peu plus, je le passais à dessiner. Du coup, j’ai raté ma première année de FAC!

Aujourd’hui, pour le plaisir, parfois je mets ces dessins en situation avec une de mes photos, comme cette Citroën à contresens devant le Musée d’Orsay. Un « proto » ne se refuse rien !